Rapports trimestriels
5 min · 1034 mots
| Indicateur | Valeur | Période | Source |
|---|---|---|---|
| Volume transactions total | CHF 8,2 milliards | T1 2026 | Wüest Partner |
| Volume logement | CHF 4,5 milliards | T1 2026 | Wüest Partner |
| Volume bureaux | CHF 2,1 milliards | T1 2026 | Wüest Partner |
| Volume commerce | CHF 0,8 milliard | T1 2026 | Wüest Partner |
| Volume industriel/logistique | CHF 0,6 milliard | T1 2026 | Wüest Partner |
| Rendement prime logement | 2,8 % | T1 2026 | IAZI |
| Rendement prime bureaux | 3,5 % | T1 2026 | IAZI |
| Indice des prix logement (IPPI) | 106,5 | Février 2026 | OFS |
| Taux hypothécaire (10 ans) | 1,8 % | Mars 2026 | BNS |
| Inflation sous-jacente | 1,1 % | Mars 2026 | OFS |
| Croissance PIB suisse | 1,5 % | 2026 | SECO |
Le marché immobilier suisse confirme sa reprise au premier trimestre 2026. Le volume transactionnel total atteint CHF 8,2 milliards, en hausse de 12 % par rapport au T1 2025, porté par le segment résidentiel qui représente 55 % des échanges. Les taux hypothécaires restent bas à 1,8 % pour les prêts à 10 ans, soutenant la demande des investisseurs. L'inflation sous-jacente à 1,1 % (OFS, mars 2026) limite les pressions sur les coûts de construction, tandis que la croissance du PIB suisse de 1,5 % (SECO, 2026) offre un environnement macroéconomique stable.
Dans ce contexte, les rendements prime continuent de se comprimer pour le logement, tandis que les bureaux subissent un repricing plus marqué, notamment en périphérie des centres. Les investisseurs institutionnels ajustent leurs allocations sectorielles en faveur du résidentiel et des actifs logistiques, au détriment des surfaces tertiaires vieillissantes.
Le tableau ci-dessous détaille les volumes par secteur au T1 2026:
| Secteur | Volume (CHF milliards) | Variation vs T1 2025 | Part de marché |
|---|---|---|---|
| Logement | 4,5 | +15 % | 55 % |
| Bureaux | 2,1 | +8 % | 26 % |
| Commerce | 0,8 | +5 % | 10 % |
| Industriel/logistique | 0,6 | +20 % | 7 % |
| Autres | 0,2 | +10 % | 2 % |
Le logement reste le moteur du marché, avec une hausse de 15 % des transactions. Les investisseurs recherchent des actifs défensifs dans les zones urbaines denses. Le secteur industriel/logistique enregistre la plus forte progression (+20 %), tiré par la demande d’entrepôts et de centres de distribution liés au e-commerce.
L’indice des prix du logement (IPPI) s’établit à 106,5 en février 2026, en hausse de 2,1 % sur un an (OFS). Les rendements prime logement ont reculé de 15 points de base par rapport au T4 2025, passant de 2,95 % à 2,80 % (IAZI). Cette compression reflète la forte demande des institutionnels pour des actifs résidentiels de qualité, malgré une offre nouvelle limitée.
Pour les bureaux, le rendement prime reste stable à 3,5 %, mais les prix moyens corrigent de -3 % sur un an (Wüest Partner). Le repricing post-télétravail s’accélère, particulièrement dans les zones périphériques et les immeubles de seconde main. Les loyers prime des centres-villes résistent (-0,5 %), mais les surfaces vacantes augmentent de 0,3 point à 4,2 % (FPRE).
Sur la base des données de transactions et de rendements, les ajustements suivants sont recommandés par rapport à l’allocation neutre:
Les variations régionales montrent que le canton de Zurich reste dominant avec 30 % du volume total des transactions (source: Wüest Partner, T1 2026), suivi par Genève avec 20 %. Les cantons de Vaud et Bâle enregistrent également une activité soutenue, chacun représentant 15 % des transactions. Les rendements prime à Zurich pour le logement sont les plus bas à 2,5 %, reflétant une forte pression de la demande (IAZI, T1 2026).
Les investisseurs institutionnels doivent ajuster leurs portefeuilles face à la divergence sectorielle. Le logement offre un rendement stable avec un risque de baisse limité, tandis que les bureaux exigent une sélection rigoureuse des emplacements. La hausse des transactions dans la logistique signale un sous-investissement historique qu’il convient de combler.
Une approche active sur le marché secondaire est recommandée pour capter les décotes sur les bureaux obsolètes, avec un plan de repositionnement. Par ailleurs, l’immobilier résidentiel en Suisse romande présente des opportunités d’arbitrage intéressantes, comme détaillé dans notre article Marché du logement locatif en Suisse romande: pression locative et opportunités d'arbitrage institutionnel. Enfin, le repricing des bureaux en 2026 est analysé dans Immobilier de bureau en Suisse romande: le repricing post-télétravail s'accélère en 2026. Ce rapport trimestriel Lamap LBI Q1 2026 fournit une base pour ces décisions stratégiques.
Ce rapport trimestriel s’appuie sur les données de Wüest Partner (transactions, prix, loyers), IAZI (rendements prime), OFS (indice IPPI, inflation) et BNS (taux hypothécaires). La période couverte est le premier trimestre 2026, avec des comparaisons sur un an. Les données de transactions incluent les ventes d’immeubles de plus de CHF 1 million. Les rendements prime sont calculés sur un panel d’actifs de première qualité dans les centres-villes suisses. Les hypothèses d’allocation reposent sur des modèles de performance historique et des projections de rendement total.
Limites: les données de transactions peuvent être révisées ultérieurement. Les rendements prime sont indicatifs et ne reflètent pas les transactions individuelles. Les recommandations d’allocation ne tiennent pas compte des contraintes réglementaires propres à chaque investisseur.
Cette analyse est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.
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Cette analyse est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Les opinions exprimées reflètent les sources citées au moment de la publication.