Marché suisse
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| Indicateur | Valeur | Période | Source |
|---|---|---|---|
| Indice des prix immobiliers (tous segments) | +2,1 % (glissement annuel) | T1 2026 | FPRE |
| Volume de transactions | CHF 8,2 milliards | T1 2026 | Wüest Partner |
| Rendement brut prime résidentiel | 2,85 % | T1 2026 | IAZI |
| Rendement brut prime bureaux | 4,10 % | T1 2026 | IAZI |
| Taux hypothécaire de référence | 1,75 % | Mars 2026 | BNS |
| Nombre de transactions | 12 400 | T1 2026 | OFS |
Le premier trimestre 2026 s'inscrit dans un environnement macroéconomique suisse marqué par une inflation contenue à 1,1 % et un taux directeur BNS à 0,50 %. La demande de logements reste soutenue par la croissance démographique (+1,2 % sur un an) et une pénurie d'offre neuve, tandis que le segment commercial subit les effets de la normalisation post-pandémique et des exigences réglementaires accrues en matière de durabilité. La FINMA a par ailleurs rappelé aux banques la nécessité de constituer des volants de fonds propres supplémentaires pour les crédits hypothécaires commerciaux, ce qui pèse sur la liquidité du segment.
L'indice des prix FPRE progresse de 2,1 % sur un an au T1 2026, avec des disparités marquées : le résidentiel en propriété par étage (PPE) affiche +3,2 %, les maisons individuelles +2,5 %, tandis que les immeubles de rendement résidentiel gagnent 2,8 %. En revanche, les surfaces de bureaux reculent de 0,3 % et les surfaces commerciales de détail de 0,7 %. Cette divergence confirme la poursuite de la bifurcation entre actifs résidentiels et commerciaux amorcée en 2024.
Le volume total des transactions s'établit à CHF 8,2 milliards au T1 2026, en baisse de 4,3 % par rapport au T1 2025. Le nombre de transactions recule de 3,1 % à 12 400. La baisse est concentrée sur les actifs commerciaux : -12 % pour les bureaux, -8 % pour le commerce de détail. Le résidentiel résiste avec un volume quasi stable (-0,5 %). Les délais de commercialisation s'allongent pour les bureaux périphériques, dépassant 12 mois dans les zones hors centres-villes.
Le rendement brut prime pour le résidentiel se comprime à 2,85 % (-15 pb sur un an), tandis que celui des bureaux prime s'écarte à 4,10 % (+10 pb). Le spread entre résidentiel et bureaux s'élargit ainsi à 125 pb, contre 100 pb un an plus tôt. Cette évolution reflète une prime de risque accrue sur le commercial, accentuée par les exigences réglementaires de la FINMA en matière de financement.
Cette analyse synthétise les données de sources publiques et privées : FPRE (indice des prix), Wüest Partner (volume de transactions), IAZI (rendements), OFS (nombre de transactions) et BNS (taux hypothécaires). La période couverte est le premier trimestre 2026 (janvier-mars). Les données transactionnelles sont basées sur les registres fonciers et les annonces publiques, avec un délai de publication de 6 à 8 semaines. Les rendements prime sont estimés sur un panel d'actifs de qualité supérieure dans les cinq plus grandes villes suisses. Les signaux faibles proviennent d'une analyse qualitative des tendances de marché et des entretiens avec des courtiers. Limites : les données de transactions peuvent sous-estimer les deals privés non déclarés ; les rendements prime ne reflètent pas le marché secondaire.
Cette analyse est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.
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Cette analyse est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Les opinions exprimées reflètent les sources citées au moment de la publication.